L’effet de la psychoneurothérapie sur l’activité électrique du cerveau d’individus souffrant du trouble dépressif majeur unipolaire
L’effet de la psychoneurothérapie sur l’activité électrique du cerveau d’individus souffrant du trouble dépressif majeur unipolaire

L’effet de la psychoneurothérapie sur l’activité électrique du cerveau d’individus souffrant du trouble dépressif majeur unipolaire

La présente thèse prend avantage des avancées technologiques dans le domaine deUnipolaire
l’électroencéphalographie (EEG) et des interfaces cerveau-ordinateur, en lien avec les
découvertes récentes en neurosciences et au niveau des traitements psychologiques.
L’objectif était de développer et de tester la capacité d’une nouvelle approche
thérapeutique, appelée ici psychoneurothérapie (PNT), à modifier l’activité cérébrale
associée aux symptômes d’individus ayant un trouble dépressif majeur unipolaire (TDMU).

Plus spécifiquement, les deux grands objectifs de cette thèse – qui mèneront à la
publication de deux articles scientifiques – étaient de mesurer l’effet de cette PNT sur: 1)
l’intensité de l’activité des générateurs de sources fréquentielles EEG; 2) la connectivité
fonctionnelle (cohérence EEG) reliant les différentes régions du cerveau. L’hypothèse de
travail était que la diminution des symptômes dépressifs après PNT serait associée à la
normalisation de l’intensité de l’activité cérébrale ainsi qu’à l’amélioration de la
connectivité fonctionnelle.

(…) Les résultats indiquent qu’avant traitement, les individus souffrant de TDMU montraient un excès d’activité rapide haut-Bêta (l8-30Hz) dans le système ventral/limbique-paralimbique du côté droit (notamment dans le cortex orbitofrontal, cortex pré frontal médian/cingulaire antérieur dorsal, cortex cingulaire subgénual, insula, pôle temporal incluant le complexe amygdalien/parahippocampique) et dorsal/cortical droit (cortex pré frontal moyen, cortex prémoteur). De plus, ces individus présentaient un patron d’hypocohérence entre l’ensemble des régions, statistiquement plus marqué au niveau des régions fronto-centrales, pour les bandes de fréquences rapides (> 10Hz). Durant la PNT, les participants devaient faire diminuer – à l’aide d’une interface cerveau-ordinateur – l’amplitude de la fréquence haut-Bêta (l8-30Hz) en frontal (AF3, AF4) et en temporal (T3, T4), tandis qu’ils apprenaient à réduire les pensées et émotions négatives associées à cette activité EEG anormale. Sur les 27 participants qui ont complété les 20 sessions de PNT, 20 (74%) étaient considérés en rémission partielle (car score au BDI-II :::; 13) à la fin du traitement. Chez ces répondants, une diminution statistiquement significative de l’activité haut-Bêta (18-30Hz) fut notée dans les régions du système ventral/limbique-paralimbique et du système dorsal/cortical du côté droit. Une augmentation significative de la cohérence fronto-centrale a aussi été observée chez les répondants. Ces changements au niveau de l’activité cérébrale étaient accompagnés par une diminution des symptômes affectifs, autonomiques, cognitifs et comportementaux (i.e., diminution de la fréquence des ruminations, des pensées négatives automatiques, des inquiétudes, de l’anxiété, des comportements d’inhibition, augmentation des pensées positives). Chez les non répondants (n=7), aucune diminution de l’intensité de l’activité haut-Bêta ni aucune amélioration de la cohérence n’a été mesurée.

En savoir plus : lire la thèse ici https://papyrus.bib.umontreal.ca/xmlui/bitstream/handle/1866/6707/Paquette_Vincent_2008_these.pdf

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