La concentration, clé du bonheur
La concentration, clé du bonheur

La concentration, clé du bonheur

Concentration

 

En 2010, deux psychologues de Harvard, A. Killingsworth et Daniel T. Gilbert, ont mené une expérimentation innovante sur le bonheur (A Wandering Mind Is an Unhappy Mind, Matthew A. Killingsworth, Daniel T. Gilbert, Science, 2010 : Vol. 330, Issue 6006, pp. 932.DOI: 10.1126/science.1192439)

: via une application smartphone, ces derniers ont contacté plus de 2 000 personnes et leur ont demandé comment elles se sentaient (sur une échelle de 0 à 100) et ce qu’elles faisaient au moment où elles avaient été contactées.

Fait étonnant : environ la moitié des personnes interrogées ont déclaré que leur esprit vagabondait et ne pas être concentrées sur ce qu’elles faisaient.

La concentration, clé du bonheur

L’analyse des réponses reçues a permis aux chercheurs de tirer une conclusion claire : les personnes interrogées en train de réaliser une tâche précise et concentrées sur leur tâche ont déclaré des niveaux de bonheur plus important que ceux qui se disaient en train de rêvasser. De plus, les chercheurs n’ont pas trouvé de corrélation entre le bonheur déclaré et le caractère agréable des tâches réalisées. Pour résumer : le fait de ne pas être concentré sur une tâche et de rêvasser rendrait moins heureux sur le court terme !

Les deux psychologues offrent un début d’explication : être concentré sur une tâche permet de se sentir investi et utile et de donner un sens à son temps. Au contraire, laisser son esprit vagabonder expose au doute et aux pensées négatives.

J’aime citer cette étude qui donne du sens à mon accompagnement auprès des personnes en recherche du gout de la vie mais également auprès des nombreuses personnes désignées comme « TDAH ». Le Trouble De l’Attention avec (ou sans) Hyperactivité n’est pas seulement un problème de difficultés scolaires, d’apprentissage avec des enjeux de carrières et d’insertion dans la société. Evidemment, cette réalité n’est pas à négliger mais il me semble que l’enjeu réside dans cette relation entre la capacité de concentration et celle de notre capacité à vivre un instant de bonheur. Il est question ici de la présence à soi, cette attitude à vivre pleinement un instant, à s’immerger dans ce moment et le vivre totalement. Cette mobilisation s’éduque heureusement par des méthodes simples. La Sophrologie et le Neurofeedback sont des approches non médicamenteuses puissantes qui permettent progressivement, grâce à un entrainement régulier, d’exercer notre faculté de concentration et d’élargir de fait notre propension à vivre le moment présent avec goût sans avoir à vivre une stimulation émotionnelle excessive.

Ceci est important car ici, la question du bonheur rejoint la question de l’épuisement que l’on peut rencontrer chez de nombreuses personnes en quête de sensations fortes et de stimulations excessive. Ce besoin de se sentir activé, vivant, lorsqu’il est associé à un manque de concentration implique un degré d’activation du corps de plus en plus intense qui, même dans les cas où il ne conduit pas à l’épuisement pose naturellement la question du temps et du bien vieillir qui nous concerne tous. Le corps ne peut être en permanence suractivé sans risque. De fait, entrainer sa concentration et notre capacité à vivre pleinement l’instant présent est un moyen indispensable pour vivre heureux et en bonne santé.

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